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3.20.2014

La femme parfaite

Qui est-ce qui trouvera une femme vertueuse? Car son prix surpasse beaucoup celui des perles.

Le cœur de son mari s'assure en elle, et il ne manquera point de butin ; Elle lui fera du bien tous les jours de sa vie, et jamais du mal.

Elle cherche de la laine et du lin, et elle fait de ses mains ce qu'elle veut ; Elle est comme les navires d'un marchand, elle amène son pain de loin. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle distribue la nourriture à sa famille, et la tâche à ses servantes ; Elle considère un champ, et l'acquiert, et du fruit de ses mains elle plante une vigne.

Elle ceint ses reins de force, et elle affermit ses bras ; Elle éprouve que son trafic est bon ; sa lampe ne s'éteint point la nuit ; Elle met ses mains à la quenouille, et ses doigts tiennent le fuseau.

Elle tend la main à l'affligé, et présente ses mains aux pauvres. Elle ne craint point la neige pour sa famille ; car toute sa famille est vêtue de laine cramoisi. Elle se fait des couvertures ; ses vêtements sont de fin lin et d'écarlate.

Son mari est considéré aux portes, lorsqu'il est assis avec les anciens du pays. Elle fait du linge et le vend ; et des ceintures, qu'elle donne au marchand ; 

La force et la magnificence forment son vêtement, et elle se rit du jour à venir ; Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue ; Elle surveille ce qui se fait dans sa maison, et elle ne mange point le pain de paresse. Ses enfants se lèvent, et la disent bienheureuse; son mari aussi, et il la loue, et dit :

Plusieurs filles ont une conduite vertueuse; mais toi, tu les surpasses toutes. La grâce est trompeuse, et la beauté s'évanouit ; mais la femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée. Donnez-lui le fruit de ses mains, et qu'aux portes ses oeuvres la louent.

– Proverbes 31 (La Bible)

2.27.2012

Maman

Je suis un enfant trouvé. Mais jusqu’à huit ans j’ai cru que, comme tous les autres enfants, j’avais une mère, car lorsque je pleurais, il y avait une femme qui me serrait si doucement dans ses bras, en me berçant, que mes larmes s’arrêtaient de couler.

Jamais je ne me couchais dans mon lit, sans qu’une femme vînt m’embrasser, et, quand le vent de décembre collait la neige contre les vitres blanchies, elle me prenait les pieds entre ses deux mains et elle restait à me les réchauffer en me chantant une chanson, dont je retrouve encore dans ma mémoire l’air, et quelques paroles.

Quand je gardais notre vache le long des chemins herbus ou dans les brandes, et que j’étais surpris par une pluie d’orage, elle accourait au-devant de moi et me forçait à m’abriter sous son jupon de laine relevé qu’elle me ramenait sur la tête et sur les épaules.

Enfin quand j’avais une querelle avec un de mes camarades, elle me faisait conter mes chagrins, et presque toujours elle trouvait de bonnes paroles pour me consoler ou me donner raison.

Par tout cela et par bien d’autres choses encore, par la façon dont elle me parlait, par la façon dont elle me regardait, par ses caresses, par la douceur qu’elle mettait dans ses gronderies, je croyais qu’elle était ma mère.